L’oeil nu, 2023

avec les étudiant·e·s du CNDC d’Angers

On dit qu’une étoile commence à mourir lorsque, ayant épuisé ses réserves d’hydrogène, elle quitte son état d’équilibre. Débute une longue phase de dégénérescence qui mènera, selon la taille de l’astre, à l’effondrement de son cœur voire à sa violente explosion. 

Pour cette création, Maud Blandel associe le phénomène astrophysique des pulsars au souvenir sonore tragique de l’explosion du cœur de son père. En traduisant les principes de rotation, de gravité, de périodicité, L’œil nu met en jeu six danseur.se.s et transforme l’espace scénique en véritable terrain d’observation: face à un corps (stellaire, physique, collectif) qui dégénère, que perçoit-on réellement? 

Au-delà du travail de reconstitution d’un événement autobiographique, Maud Blandel joue des changements d’échelles, déjoue le tragique et met en images les (dys)fonctionnements de la mémoire traumatique: ses persistances, ses boucles, mais aussi ses trous, ses zones d’ombre et autres inventions.

© Louison M. Vendassi
Mise en scène et chorégraphie
Maud Blandel
Danseur·euse·s
Bilal El Had (en alternance), Karine Dahouindji, Osca M. Damianaki (en alternance),Maya Masse, Tilouna Morel, Ana Teresa Pereira, Romane Peytavin, Simon Ramseier.
Création sonore
Denis Rollet, Flavio Virzì et Maud Blandel
Création lumière
Daniel Demont et Florian Bach
Costumes
Marie Bajenova
Regard extérieur
Anna-Marija Adomaityte
Production
I L K A
Coproduction
Arsenic - Centre d’art scénique contemporain, Pavillon ADC Genève & La Bâtie-Festival de Genève, Centre chorégraphique national de Caen, CNDC Angers.
Soutiens
État de Vaud, Ville de Lausanne, Loterie romande, Pro Helvetia Fondation suisse pour la culture, Fondation Ernst Göhner, Pour-cent culturel Migros, Corodis, I L K A bénéficie d’un contrat de confiance avec la Ville de Lausanne (2021-2024).
Prix
Prix suisse de la production chorégraphique 2023
Dates
Presse