avec les étudiant·e·s du CNDC d’Angers
On dit qu’une étoile commence à mourir lorsque, ayant épuisé ses réserves d’hydrogène, elle quitte son état d’équilibre. Débute une longue phase de dégénérescence qui mènera, selon la taille de l’astre, à l’effondrement de son cœur voire à sa violente explosion.
Pour cette création, Maud Blandel associe le phénomène astrophysique des pulsars au souvenir sonore tragique de l’explosion du cœur de son père. En traduisant les principes de rotation, de gravité, de périodicité, L’œil nu met en jeu six danseur.se.s et transforme l’espace scénique en véritable terrain d’observation: face à un corps (stellaire, physique, collectif) qui dégénère, que perçoit-on réellement?
Au-delà du travail de reconstitution d’un événement autobiographique, Maud Blandel joue des changements d’échelles, déjoue le tragique et met en images les (dys)fonctionnements de la mémoire traumatique: ses persistances, ses boucles, mais aussi ses trous, ses zones d’ombre et autres inventions.